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Le domaine Les Terres Blanches, à Oiron en Loire, s'inscrit sur un éperon rocheux né de la rencontre entre le massif armoricain, avec ses schistes, et le bassin parisien, avec son calcaire. Une forêt culmine à 135 mètres d'altitude, tandis que le versant sud déroule le paysage viticole jusqu'à l'entrée du village.
Les vignes couvrent 10 hectares et affichent entre 5 et 50 ans d'âge. Elles s'épanouissent sur des sols argilo-siliceux, dominés par les grès roussards et ferreux, ce qui donne des vins à la fois ancrés et tendus.
Sans remaniement foncier, le vignoble a conservé un vrai relief de biodiversité. Ce que la fiche ne dit pas, c'est que cette continuité du paysage se ressent souvent dans des vins plus nuancés, avec une énergie de bouche très lisible.
Pour l'histoire, Curnonsky, le prince des gastronomes, citait déjà les grands vins d'Oiron et le chenin, alors appelé Pineau de la Loire. Le domaine a été audité par Ecocert et labellisé BIODYVIN ainsi que Vin Méthode Nature.
Concrètement, dans les faits, un vin sans intrants ou avec un ajout minime de SO 2 à la mise en bouteille garde une expression plus mobile. Selon les années et les cuvées, cela donne une bouteille qui s'ouvre peu à peu et change dans le verre.
Ce Cabernet Franc présente une robe grenat sombre, très dense, presque opaque. Dès l'ouverture, il livre un bouquet expressif sur les fruits rouges et noirs confits, le noyau de cerise, le cacao et les épices.
Concrètement, en bouche, l'ampleur rencontre la tension. La matière est dense, veloutée, portée par une fraîcheur aromatique qui évite toute lourdeur.
La finale s'appuie sur une acidité nette, qui prolonge le vin et soutient sa garde. On retrouve ce velouté jusqu'au bout, accompagné d'une fine mâche crayeuse qui signe la bouche sans la durcir.
Ce Cabernet Franc rouge se révèle progressivement dans le verre. À privilégier si vous cherchez un vin qui prend le temps de se déployer pendant le repas.
Anjou Démon des Terres Blanches est issu à 100 % de Cabernet Franc, sur des sols argilo-siliceux travaillés en bio et en biodynamie. À ce stade de maturité, je recommande cette cuvée si vous cherchez de la profondeur sans maquillage de cave.
Ce qu'il faut regarder en premier, c'est la cohérence entre le cépage, le sol et la conduite du domaine. Ici, les pratiques naturelles se traduisent par un fruit net, une matière vivante et un vin qui ne fige pas son expression.
Le domaine travaille sans intrants chimiques, avec une fermentation respectée et un élevage patient. Dans les faits, cela donne une lecture plus directe du Cabernet Franc, sans effet de style qui prendrait le dessus.
Anjou Démon provient de la parcelle La Vacherie, plantée dans les années 1980 sur des terroirs d'argiles et de silices, avec quelques grès roussards et ferreux. Ce qui change vraiment, c'est la façon dont cette légère altitude, loin des zones humides, affine la maturité du raisin.
Concrètement, cela concentre les saveurs sans pousser le vin vers la lourdeur. Vous obtenez un Cabernet Franc plus précis, avec un fruit mûr et une trame plus nette.
Les vendanges se font manuellement, en petites cagettes, sur l'hectare d'Anjou Démon situé à La Vacherie. Le terroir en légère altitude, éloigné des zones humides, permet à Céline et Benoît de récolter des raisins mûrs et sains.
Cette maturité naturelle apporte une matière concentrée, sans dureté végétale. À privilégier si vous cherchez un vin où la qualité du raisin compte davantage que la correction technique en cave.
Les raisins sont récoltés à belle maturité, égrappés puis mis en infusion, avec une macération d'un mois. Cette conduite extrait en douceur les jus et développe des notes de fruits noirs et de cassis, avec des tanins ronds et soyeux.
Les vins passent ensuite l'hiver en cuve au froid, puis sont soutirés au printemps avant un élevage en cuve inox jusqu'en septembre, moment de la mise en bouteille. Selon le millésime, un ajout de soufre peut avoir lieu à ce stade, à faible dose, autour de 2 g/hl de SO 2.
Ce que la fiche ne dit pas, c'est que cette vinification préserve un mouvement naturel du vin. Même logique que pour la vinification sans soufre évoquée : vous avez une bouteille qui continue de se placer en cave et dans le verre.
Ce Cabernet Franc de Loire s'adapte facilement à des usages très différents. Il accompagnera magnifiquement bien un apéritif dînatoire, une planche de charcuterie, un plateau de fromages ou une belle pièce de bœuf.
Concrètement, en bouche, sa densité veloutée lui permet d'accompagner les textures, tandis que sa fraîcheur garde l'ensemble digeste. Je le privilégie quand il faut un rouge sérieux, mais facile à mettre à table.