Savoir quand et comment procéder à la taille d'une vigne en hiver conditionne directement la qualité de la récolte à venir. Ce guide précise la période idéale selon les risques de gel, les méthodes de coupe adaptées à chaque conduite, ainsi que les gestes utiles pour une jeune vigne : du premier coup de sécateur au pliage du sarment sur le fil.
Le repos végétatif de la vigne ouvre une fenêtre d'intervention d'environ cinq mois, entre la chute des feuilles et le débourrement printanier. Cette période varie selon le climat local, le cépage et la topographie de la parcelle.

La taille de la vigne en hiver commence seulement après la descente complète de la sève, que signale la chute totale des feuilles. La vigne entre alors en dormance. Ses réserves sont stockées dans le bois et la sève ne circule plus activement. Tailler trop tôt, lorsque les feuilles tiennent encore, risque d'affaiblir ces réserves.
De janvier à mars, cette période reste généralement la plus sûre dans la plupart des régions viticoles européennes. Une intervention tardive réduit l'exposition aux aléas climatiques du printemps.
Tailler la vigne en novembre reste possible si les feuilles sont entièrement tombées et si les températures demeurent au-dessus du seuil critique. Dès -5 °C ou -6 °C, le bois devient cassant : le sécateur risque alors d'écraser ou d'éclater les tissus au lieu de les trancher proprement. Autour de -20 °C, un cep déjà taillé peut subir un gel profond du bois et redémarrer difficilement au printemps suivant, au risque de compromettre toute la récolte.
Dans les zones exposées aux gelées printanières, reporter la taille vers mars retarde le débourrement. Quelques jours peuvent suffire à protéger les jeunes pousses d'une gelée de -2 °C à -3 °C, fréquente en avril dans certains secteurs. Les parcelles gélives gagnent à être taillées en dernier, après les zones abritées, afin de préserver les bourgeons fragilisés par le froid.
La fertilité du sol joue aussi un rôle. Un sol trop riche favorise une vigueur excessive. Une taille plus tardive peut alors ralentir le départ de la végétation. La topographie complète ce diagnostic : une pente bien drainée ou un coteau orienté au sud sèche et se réchauffe plus tôt, ce qui avance la fenêtre favorable. Le terroir, défini par le sol, le climat et les pratiques humaines, conditionne aussi la date de taille : la définition du terroir viticole en précise les interactions.
La vigueur du cépage reste déterminante. Les variétés qui débourrent très tôt appellent une taille tardive pour limiter les risques; les plus tardives autorisent une intervention dès janvier. La décision dépend aussi de la fertilité des yeux de base et du comportement agronomique de la variété. Cette relation entre vigueur, précocité et choix de taille façonne le geste du vigneron.
Une taille réussie tient sur deux équilibres. Il faut maîtriser la charge en bourgeons pour orienter l’énergie de la vigne vers des raisins concentrés, tout en préservant les flux de sève afin d’éviter les zones de dessèchement irréversibles. Dès lors, le geste et le moment d’intervention comptent autant l’un que l’autre.
Avant de se demander comment tailler la vigne en automne ou en hiver, il faut d’abord comprendre l’équilibre entre vigueur et qualité. Les bourgeons du milieu du sarment sont généralement les plus fertiles, tandis que ceux de la base et de l’extrémité sont souvent moins productifs, voire stériles. Cette gradation guide chaque coupe.
La charge se calibre cep par cep, selon la vigueur observée l’année précédente. En Bourgogne, la référence pratique avoisine 80 000 bourgeons à l’hectare pour une conduite en Guyot. Trop élevée, elle retarde la maturité et dilue les jus; trop faible, elle provoque une végétation abondante et déséquilibrée. Le sol s’exprime dans la structure du vin, et la taille règle cet équilibre en amont.
Un schéma de taille aide à situer chaque coupe sur le cep sans perturber la circulation de sève. Les plaies se placent sur une même face du bras, dans le prolongement de celles des années précédentes : le flux peut ainsi circuler sur la face opposée, sans être bloqué par des cônes de dessèchement successifs. La méthode Simonit & Sirch formalise cette approche autour de quatre règles : ramification, continuité du flux, coupe au niveau de la couronne et maintien d’un chicot.
Une coupe en biseau, orientée à l’opposé du dernier bourgeon conservé, limite l’écoulement des pleurs vers cet œil et réduit le risque de gel tardif ou d’humidité stagnante. Quelques centimètres de bois mort laissé en chicot protègent les tissus vivants et évitent de couper trop près de la charpente. Une lame bien affûtée réalise une section nette, sans écraser le sarment.
La taille mixte associe un bois long de fructification à un courson de rappel court. Elle équilibre production et renouvellement du bois : la taille longue convient aux cépages vigoureux sur sols fertiles, tandis que le courson à deux yeux prépare la baguette de l’année suivante sans épuiser la charpente principale.
À l’inverse, la taille courte réduit le nombre de bourgeons laissés par cep. Elle convient aux vignes peu vigoureuses ou aux parcelles recherchant une forte concentration du jus. La différence tient aussi à ce que le vigneron a choisi de ne pas faire : laisser trop de bourgeons, au risque de diluer la récolte.
| Type de taille | Nombre de bourgeons | Vigueur visée | Effet sur la qualité |
| Taille courte (cordon, gobelet) | 2 à 3 par courson | Faible à modérée | Concentration élevée, récolte limitée |
| Taille mixte (Guyot simple) | 5 à 8 + 2 (courson) | Modérée | Équilibre production / qualité |
| Taille longue (Guyot double) | 6 à 12 par baguette | Élevée | Volume plus important, dilution possible |
Le cordon et le gobelet reposent ainsi sur une taille courte, alors que le Guyot répartit la charge sur une ou deux baguettes. Avant de tailler, observez le repos végétatif, l’état du bois et la vigueur du cep : ce diagnostic évite une intervention trop sévère et préserve la future récolte.
La conduite choisie dès les premières années engage l’architecture de la vigne pour toute sa vie productive. Avant d’adopter un mode de taille définitif, Guyot, cordon ou gobelet, il faut mesurer ce que chaque forme demande au cep : renouvellement du bois, circulation de la sève et adaptation au cépage. Pour préciser le rôle de la variété cultivée, consultez la définition d’un cépage, qui détaille sa vigueur, sa classification et son lien avec le terroir.

Pour tailler une jeune vigne, l’objectif n’est pas le même que pour la taille annuelle d’un plant adulte. Durant les trois premières années, il s’agit de bâtir une charpente solide et durable, en sélectionnant le futur tronc puis les bras, tout en limitant le nombre de sarments conservés afin de concentrer l’énergie de la plante sur sa structure pérenne.
Chaque hiver, elle limite le nombre de bourgeons conservés pour maîtriser la production future, tout en respectant les rythmes de croissance et de repos de la vigne. Laisser trop de bourgeons trop tôt pour accélérer la mise à fruit d’une jeune vigne fragilise durablement sa charpente.
En viticulture biodynamique, cette patience s’accompagne d’une attention portée au sol dès la plantation. Appliquée au printemps ou à l’automne, la préparation 500 peut stimuler l’activité biologique du sol et favoriser l’enracinement des jeunes plants; elle complète la taille sans jamais s’y substituer. La fabrication de cette préparation à base de bouse de corne est expliquée dans cette présentation de la biodynamie viticole et de la préparation 500.
En Guyot simple, chaque cep conserve une baguette de 5 à 8 yeux d’un côté et un courson de rappel de 2 yeux de l’autre. Cette association définit la taille mixte du système. La baguette porte la récolte de l’année, tandis que le courson produit les sarments qui deviendront la baguette suivante. Courson et baguette échangent ainsi leur rôle pour répartir la charge de récolte.
Le Guyot double repose sur deux baguettes simultanées. Il convient notamment aux cépages à bois dur comme le Pinot Noir ou le Chardonnay, dont la productivité demande une charge répartie sur davantage de bourgeons. Deux baguettes exigent toutefois de compter les bourgeons par cep : dix yeux sur un plant peu vigoureux suffisent à retarder la maturité. Ce mode de taille est répandu en Bourgogne et dans d’autres régions à fort potentiel qualitatif, où la maîtrise de la charge reste essentielle.
Le cordon de Royat forme un tronc vertical prolongé par un ou deux bras horizontaux permanents, garnis de coursons courts à 2 ou 3 bourgeons chacun. Cette taille courte réduit les interventions : le cep conserve ses bois d'une année sur l'autre. Elle convient aux cépages vigoureux plantés sur des terroirs généreux, lorsque la limitation du nombre de bourgeons aide à préserver la qualité.
À l’inverse, la taille en gobelet développe 2 à 5 bras principaux issus directement du tronc. Chaque bras porte un ou deux coursons, sans fil ni palissage. Cette forme résiste mieux à la sécheresse grâce à un enracinement profond, mais elle se prête moins à la mécanisation. Le choix entre cordon et gobelet dépend du cépage, du sol, de la densité de plantation et de l’objectif de production.
La qualité du geste de taille dépend autant de l’outil que de la technique. Un sécateur mal affûté, une lame qui écrase au lieu de trancher ou un outil contaminé entre deux ceps peuvent compromettre tout le travail d’ hiver. Le matériel doit donc être choisi avec soin, entretenu régulièrement et associé à une organisation précise : prétaille, évacuation des sarments et pliage structurent une journée efficace, respectueuse de la vigne.
Le sécateur reste l’outil central pour tailler. Un modèle à lame franche est indispensable : coupes nettes, sans écraser les tissus. Pour les sarments peu vigoureux, un sécateur manuel à une main suffit. Sur les bois plus gros ou les vieilles souches, le modèle à deux mains apporte le levier nécessaire. Les versions pneumatiques ou électriques réduisent la fatigue sur de grandes surfaces. Leur investissement se justifie surtout à l’échelle d’une exploitation, moins au jardin.
La prétaille consiste à raccourcir les longs sarments avant la coupe de précision. Elle peut faire gagner 20 à 30 % de temps sur le chantier et améliore la lisibilité du cep. En dégageant rapidement la structure générale, elle aide à distinguer les bois à conserver de ceux à supprimer avant de poser le sécateur sur le bois définitif. Cette étape se pratique souvent à la machine dans les grandes parcelles, notamment pour les conduites en cordon, dont la forme régulière s’y prête bien.
Les sarments coupés doivent être évacués hors de la parcelle ou broyés sur place. Cette gestion réduit les refuges potentiels pour les parasites et les spores de maladies fongiques. L’évacuation est préférable après une attaque de maladies du bois ou de mildiou l’année précédente; le broyage convient mieux aux parcelles saines, où il restitue de la matière organique au sol sans risque de réinoculer des pathogènes. Un travail superficiel du sol peut ensuite permettre d’enfouir légèrement ces résidus tout en préservant l’activité microbienne.
Après la taille, le pliage de la baguette sur le fil de palissage constitue la dernière étape dans les conduites de type Guyot. La baguette est courbée puis attachée horizontalement sur le fil bas afin d’uniformiser le débourrement sur toute sa longueur. Cette courbure doit rester modérée : un bois bien aoûté et souple se plie sans craquement, tandis qu’un bois insuffisamment mûr ou marqué par le gel casse net. Après des dégâts de grêle, la baguette la moins nécrosée et la plus souple limite la casse lors du liage.
Certains vignerons en viticulture biodynamique planifient la taille selon le calendrier lunaire, en cohérence avec l’ensemble de leurs travaux viticoles. La lune descendante, qui favoriserait l’enracinement selon les praticiens de la biodynamie, guide la taille des bois et de la structure. Cette synchronisation guide les interventions de taille, sans intervention chimique.
La technique de taille en flux de sève positionne les plaies de manière à préserver sa circulation naturelle dans les bras de la plante. Plusieurs vignerons la présentent comme un facteur de résilience à long terme pour la vigne. La taille Guyot Poussard, variante attentive aux flux de sève déjà répandue en Val de Loire et en Bourgogne, a permis à 23 % des exploitants qui l’ont adoptée de constater une baisse des maladies du bois.
En complément, la gestion du feuillage au printemps et en été, ébourgeonnage, épamprage et effeuillage, prolonge le travail hivernal en contrôlant l’exposition des grappes et la maturation. Ces interventions ne remplacent pas une bonne taille, mais elles l’amplifient : un cep équilibré en hiver répond mieux aux ajustements estivaux. Ainsi, la taille d’hiver conditionne la qualité des raisins de septembre.
La taille doit être terminée avant le débourrement, lorsque les premiers bourgeons commencent à gonfler puis à s’ouvrir au printemps. Dans la plupart des régions tempérées, mars reste la limite couramment admise, même si un débourrement précoce peut avancer cette échéance.
Dans les secteurs exposés aux gelées printanières, mieux vaut parfois intervenir en mars qu’en décembre : cette période plus tardive retarde le débourrement et limite les dégâts sur les jeunes pousses. Une fois celui-ci engagé, tailler un cep encore intact impose des coupes dans un bois en activité, avec des pertes de sève importantes qui affaiblissent la vigne pour la saison.
Pour savoir comment tailler une vigne en automne, attendez la chute complète des feuilles et la descente de la sève, généralement pas avant la mi-novembre selon les régions et les cépages. La technique reste proche de celle de la taille hivernale : utilisez un sécateur à lame franche, pratiquez des coupes en biseau et conservez les chicots, en alignant les plaies sur la même face du bras.
Le risque de gel profond du bois est toutefois plus marqué sur un cep déjà taillé au début de l’ hiver qu’en janvier ou février, lorsque les températures les plus basses sont souvent passées. Choisissez une journée sans gel annoncé et évitez d’intervenir sous les -5 °C : cette précaution demeure valable quelle que soit la période retenue.
Le nombre de bourgeons à conserver dépend du mode de taille, de la vigueur du cep et du cépage. En Guyot simple, la combinaison classique comprend une baguette de 5 à 8 yeux et un courson de rappel à 2 yeux. Pour la vigne Muscat, comptez plutôt 6 à 8 bourgeons sur la baguette.
En taille courte, sur cordon ou en gobelet, laissez généralement 2 à 3 bourgeons par courson. Une charge trop élevée retarde la maturité et dilue les jus ; une charge trop faible favorise une végétation luxuriante au détriment de la récolte. L’observation de la vigueur de la campagne précédente aide à ajuster la charge, cep par cep, saison après saison.
Issu d'une famille de vignerons de Cravant-les-Coteaux, Bernard Baudry se forme d'abord à Beaune, puis travaille pendant cinq ans comme conseiller viticole au laboratoire de Tours, aux côtés de spécialistes reconnus. Cette expérience affine son regard sur la vigne et les équilibres du raisin. En 1975, il s'installe enfin à son compte et fonde le Domaine Bernard Baudry avec 2 hectares.
Matthieu Baudry, son fils, prolonge ensuite cette trajectoire familiale. Formation dans le Mâconnais et le Bordelais, puis stages en Tasmanie et en Californie : le parcours apporte de l'ouverture sans rompre le fil du domaine. Il rejoint la propriété en 2000, avec la même attention portée au lieu et au cépage.
L'exploitation couvre désormais 32 hectares de vignes en appellation Chinon, sur les communes de Cravant-les-Coteaux et de Chinon, en Indre-et-Loire. En cave, cette dimension reste lisible parce qu'elle s'appuie sur une mosaïque de parcelles bien identifiées, et non sur une logique d'uniformisation.
Le cépage central est le Cabernet Franc, à hauteur d'environ 90 % de l'encépagement. Il est complété par une petite part de Chenin Blanc, autour de 10 % : une présence discrète, mais cohérente avec l'identité ligérienne du domaine.
La différence tient à la diversité des sols. Les vignes prennent place sur des graviers de plaine, des argilo-calcaires de coteau et des calcaires sableux de plateau. Chaque implantation amène un rythme de maturation, une texture et une tenue différentes.
Dès lors, le domaine peut mener des vinifications parcellaires précises. Le sol s'exprime dans chaque cuvée avec son propre relief : fruit plus immédiat sur les graves, tension plus droite sur le calcaire, matière plus profonde sur certains coteaux.
Le vignoble est conduit depuis longtemps sans désherbants chimiques, avec une attention constante aux équilibres du vivant. Ce que le vigneron a choisi de ne pas faire compte autant que ses interventions : laisser les sols actifs, observer le millésime, adapter les gestes à l'année plutôt qu'appliquer une recette figée.
La totalité du vignoble est conduite en culture biologique certifiée depuis 2006. Cette certification encadre des gestes précis : absence de produits chimiques de synthèse, compost préparé sur place à base de fumier de vache et de paille, traitements limités au cuivre, au soufre, à la prêle et à l’ortie. Dès lors, le sol s’exprime dans chaque bouteille avec davantage de netteté.
En cave, les pratiques suivent la réglementation stricte du vin biologique. Les sulfites sont utilisés à doses minimales : assez pour préserver la fraîcheur et la tenue du vin, sans masquer son profil par des ajouts inutiles.
L’équipe accompagne aussi la pousse par des ébourgeonnages partiels. À l’inverse d’une recherche de rendement uniforme, l’idée est de laisser la vigne trouver son équilibre selon son âge, la nature du sol et le climat du millésime. La différence tient à cette mesure dans l’intervention.
« Nous cherchons, dans chacune de nos cuvées, à exprimer l’élégance, l’équilibre et la fraîcheur aromatique du Cabernet Franc, en harmonie avec chacun de nos terroirs. »
Les vins rouges et rosés sont issus du Cabernet Franc. Les vins blancs, eux, proviennent du Chenin. Une répartition simple, qui permet de lire plus clairement le lien entre cépage, lieu et style de vin.
Ce cépage aurait été implanté aux XIe et XIIe siècles par les moines. On l’appelle aussi Breton ou Berton : selon la tradition, ses vins transitaient vers l’Angleterre par la Bretagne. Rabelais, au XVIe siècle, fait dire à Gargantua : « J'entends de ce bon vin breton, lequel ne croît en Bretagne, mais en ce beau pays de Verron ».
Aujourd’hui, le Cabernet Franc occupe une place centrale dans les appellations Bourgueil, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Saumur-Champigny et Chinon. Il exprime fidèlement les terroirs calcaires et sableux de la région : robes souvent pâles et brillantes, arômes de framboise, de violette, parfois relevés d’une touche épicée. Une fois en bouche, ce que le vigneron a choisi de ne pas faire compte autant que le reste : trop extraire, trop maquiller, trop lisser.
Originaire du Val de Loire, il est également appelé Pineau de la Loire. Rabelais a contribué à fixer son nom actuel au XVIe siècle. Cépage tardif, il s’adapte aux microclimats de l’Anjou et de la Touraine et donne, selon les lieux et les choix de culture, des profils très variés.
À Chinon, il ne représente qu’environ 5 % de la production. En complément, il trouve sur les coteaux calcaires un terrain particulièrement juste pour les blancs secs de l’appellation : fraîcheur nette, équilibre tendu, expression précise du relief. À choisir quand la finesse prime sur l’ampleur.
Oui, l’ensemble du vignoble du Domaine Bernard Baudry est conduit en agriculture biologique certifiée depuis 2006. Cette certification encadre le travail de la vigne jusqu’à la mise en bouteille : pas de pesticides ni d’engrais de synthèse, mais des interventions mesurées à base de cuivre, de soufre et de préparations végétales. Dès lors, la traçabilité de la production repose sur des contrôles réguliers par des organismes agréés. Le vin bio de Bernard Baudry s’inscrit dans cette logique précise, en cave comme à la vigne.
Les millésimes de Bernard Baudry expriment une lecture fine du cabernet franc, avec fraîcheur, tenue et netteté de fruit. Sur les sols sableux, le vin gagne souvent en souplesse et en éclat aromatique; sur les calcaires, il prend davantage de relief, avec des notes de framboise, de violette et d’épices, portées par des tanins précis. La différence tient à l’origine des raisins, chaque parcelle conduisant le cépage dans une direction distincte.
Une fois en bouche, chaque millésime reflète aussi le climat de l’année : maturité plus solaire, tension plus droite, matière plus aérienne ou plus profonde. À l’inverse d’une lecture standardisée, les cuvées du domaine cherchent à laisser chaque terroir parler sans le lisser. Le sol s’exprime dans le grain du vin autant que dans ses arômes.
Le Domaine Bernard Baudry, installé à Cravant-les-Coteaux en Indre-et-Loire, propose ses vins en vente directe à la cave : rouges, rosés et blancs issus principalement du cabernet franc et du chenin. En complément, ces cuvées se trouvent aussi chez des cavistes spécialisés qui suivent les millésimes et les sélections parcellaires avec attention. À choisir quand la recherche porte sur une bouteille précise ou sur une lecture plus complète du domaine.
Selon les disponibilités, certains revendeurs proposent une partie seulement de la gamme. Contacter le domaine ou passer par un caviste habitué à ce type de travail permet souvent d’accéder plus facilement aux cuvées recherchées. Ce que le vigneron a choisi de ne pas faire, standardiser ses vins, demande aussi une distribution plus attentive.
Noëlla est installée dans le val de Loire méconnu et discret, au carrefour du Berry, de la Sologne et de la Touraine entre les châteaux de Chenonceau et Cheverny. Elle cultive à peine 6 hectares de vignes dont certaines parcelles sont en fermage et évidemment toutes sont cultivées en bio ! Cot (Malbec), gamay et sauvignon sont les cépages cultivés.
Voici une vigneronne avec qui il faudra compter dans les années à venir car Noëlla Morantin et ses cuvées commencent à se faire connaître et il n’y a que du bon ! Après plusieurs stages au domaine René Mosse où elle a découvert la culture de la vigne en bio et biodynamie, un autre chez le grand Philippe Pacalet et un dernier chez Marc Pesnot du domaine de la Sénéchalière, Noëlla Morantin vinifie pour la première fois ses cuvées en 2008 avec un petit négoce de haute qualité.
Pas la peine de discuter très longtemps pour comprendre que les fermentations sont obligatoirement naturelles et spontanées. Seules quelques petites doses de soufre sont tolérées ici ou là. Les vins de Noëlla Morantin sont extrêmement savoureux et reflètent le terroir des vignes. Et que dire de ses sauvignons qui placent la barre très très haut et qui nous rappellent parfois les cuvées d'un certain Alexandre Bain …
L’obtention de son diplôme conjugué à la rencontre de Junko Arai, une importatrice japonaise, propriétaire du Domaine Bois Lucas en Touraine lui permet de faire ses classes et de s’affirmer dans le monde du vin biologique. En 2008, Noëlla saute le pas et effectuera son premier millésime, puis un an plus tard elle reprendra en fermage 8,5 ha de vignes en culture biologique depuis 1991.
En 2011, Noëlla acquiert quelques vignes au Clos Roche Blanche et devient propriétaire de ses vignes. Elle décide de ne garder, dans une optique qualitative que 4 hectares de Sauvignon, toujours au Bois Lucas (dans la continuité de Junko Araï), 0,85 hectares de Cabernet Sauvignon et 1 hectare de Gamay.
Noëlla a fait le choix du vivant en privilégiant la biodiversité dans ses vignes et en appliquant les principes de la biodynamie. C’est dans cette logique qu’à chaque millésime les vendanges sont effectuées à la main et que seules les levures naturellement présentes sur les raisins sont utilisées. Un ajout minime entre 10 et 15 mg/L de soufre à la mise en bouteille.
Son engagement pour les vins naturels est intact, s’éloignant des dogmes de la viticulture conventionnelle. Noëlla a décidé de ne pas revendiquer pour ses vins l’Appellation d’Origine Protégée et préfère les garder en Vin de France, ce qui lui confère une liberté dans l’élaboration de ses vins.
La relation entre la vigneronne et son domaine est particulière, ce lien permet une réelle expression du terroir dans ses vins sur des argiles à silex sur une roche mère calcaire.
Sur ses étiquettes, le très joli motif poétique et féminin à la fois - à l’image de la vigneronne - représente un cœur et des fleurs. Il s’agit en fait de la structure en fer forgé qui orne le puits du 18ème siècle de son premier établissement. Il semblerait qu’autrefois, les vignes de la région étaient fleuries de tulipes…
Le domaine Laureau s’inscrit depuis 20 ans dans le paysage des fameux vins blancs secs de Savennières. Florence et Damien cultivent 6 hectares de chenin en AOP Savennières et en AOP Savennières Roche-aux-Moines.
Ingénieurs en agriculture, ils se sont installés en Anjou en 1999 à Ste Gemmes-sur-Loire au Clos Frémur en tant que vignerons et arboriculteurs. En 2006 ils abandonnent les poiriers pour se recentrer sur la vigne et installent le chai à Epiré, petit bourg sur le plateau de Savennières à 15km au Sud-Ouest d’Angers.
Si le domaine est certifié en agriculture biologique depuis 2012, l’approche agronomique tend vers une agriculture régénératrice des sols, fruit des études que Damien poursuit en microbiologie des sols depuis 2019
Damien Laureau reprend en 1999 ce vignoble et en abandonne en 2006 une partie en appellation Anjou. Il se recentre sur l’appellation Savennières, dont 25 ares de Roche-aux-Moines. Les blancs s'affirment dans un style précis. Leur gras, leur intensité et les amers stimulants les ancrent dans leur terroir. L'Alliance vient de jeunes vignes de dix ans et ne voit que de la cuve, les Genêts est planté sur les sables éoliens sur schiste pour un équilibre plus ample. Quant au bel Bel Ouvrage, son sol mêle les schistes et les rhyolites (roche volcanique), un chenin puissant
Déjà dégusté l'année dernière, l'Alliance 2020 se montre en meilleure forme. Un chenin solaire aux épaules savoureuses, porté avec précision par une amertume fringante. Dans Les Genêts, on retrouve le caractère solaire ample du millésime, un vin d'envergure, à la trame saillante, des amers insistants en finale. Il est enveloppé par un élevage soigné. Un blanc robuste de table taillé pour la garde. Le Bel Ouvrage, développe une carrure impressionnante, des notes fumées, une fine austérité lui donne du relief et de la vinosité profonde, de beaux amers salivants sculptent la finale. Patience, il évoluera paisiblement dans les vingt prochaines années
Forts de plusieurs années d’expérience comme consultant viticole (pour Thomas) ou dans les domaines de la communication et de la gestion (pour Charlotte), Charlotte & Thomas Carsin ont fait l’acquisition du Clos de l’Élu en 2008. Ils mènent avec passion la barque de ce domaine de Saint-Aubin-de-Luigné dont les parcelles sont situées sur les plus beaux terroirs de schiste de la vallée du Layon, qui ont la particularité d’être chauds et secs et de produire des raisins concentrés, à la peau épaisse.
L’intégralité du domaine se situe sur les terroirs de l’Anjou noir, qui est constitué de la partie de l ’Anjou située à l’extrémité est du Massif Armoricain. C’est un socle schisteux caractérisé par des sols volcaniques, des cailloux comme le grès, le quartz… L’Anjou noir évoque aussi des couleurs : reflets gris, anthracites, bleutés typiques des terroirs de schistes. L’Anjou Noir se distingue ainsi de l’Anjou blanc, caractérisé par la présence de calcaire propre aux terroirs du Saumurois
Les 20 hectares de Terre de l’Élu sont plantés de Chenin, de Cabernet Franc, de Sauvignon Blanc, de Grolleau et de Pineau d’Aunis répartis en 6 îlots (ensembles de parcelles) autour du village. Chaque parcelle reçoit un soin “sur mesure” : travail du sol, enherbement naturel (flore spontanée), ébourgeonnage plus ou moins sévère, rognage si besoin….
Depuis peu, Charlotte et Thomas ont choisi de sortir du cadre de l’appellation – le passage de leurs cuvées en “Vin de France” les a obligés à rebaptiser le domaine du nom de Terre de l’Élu car la réglementation interdit d’utiliser hors appellation le terme de “clos”. Les joies de la bureaucratie… Des choix qui répondent aux convictions de Charlotte et Thomas et qui les conduisent à produire de grands vins, au caractère affirmé !
L’équipe est animée par des convictions profondes, du travail de la vigne jusqu’au chai, afin de produire des vins d’auteur reflets d’un terroir. Le domaine de Terre de l'Élu est conduit en agriculture biologique : tous les traitements appliqués dans les vignes sont d’origine naturelle (pas de produit de synthèse), l’ébourgeonnage est sévère pour limiter les rendements et privilégier la qualité, le mode de taille est adapté selon le cépage et la parcelle, les vendanges se font manuellement en caisses de 15 kg avec un tri draconien
Le travail à la cave suit la même logique, avec des fermentations naturelles sur levures indigènes, des pressurages lents et des vinifications limitant le plus possible les interventions et les manipulations. Les rouges sont vinifiés en grappes entières, avec élevage en cuves, en barriques patinées ou encore en amphores et mise en bouteille sans filtration. Les blancs sont pressurées directement avant de faire leur débourbage en cuve souterraine puis leur élevage en cuves, fûts ou jarres de grès. Le taux de soufre ajouté est limité au strict nécessaire
Le domaine Yoyo, c’est l’histoire de Laurence Manya-Krief dite « Yoyo », vigneronne de purs jus à Banyuls en Roussillon, près de la frontière espagnole. Son projet viticole fait suite à une reconversion professionnelle puisqu’avant, Yoyo travaillait dans la mode à Paris
N'en pouvant plus, à 35 ans elle décide de changer de vie et fait une école de viticulture. Native de Perpignan, elle revient aux sources et s’installe à Banyuls ou elle commence un travail titanesque sur les coteaux escarpés de cette région
Elle s'installe en 2005 et achète de petites parcelles. Aujourd’hui le domaine s’étend sur 7 hectares répartis sur plusieurs parcelles au cœur du cru de Banyuls. Elle exploite 4 hectares de beaux vignobles escarpés qui font face à l'océan. Sa production minuscule rend ses vins presque introuvables, même en France. Elle chouchoute aussi 3 hectares sur le Piémont des Albères entre mer et montagne, sur arène granitique
Les cépages qui composent le domaine sont des grenaches adolescents, de jeunes Mourvèdres fringants, des Grenaches et Carignans centenaires ancrés sur du schiste noir
Les pentes difficiles sont travaillées avec un cheval et une charrue. Yoyo pratique depuis le début l'agriculture biologique. Phytothérapie pour le traitement des vignes (extraits fermentés de plantes)
Elle élabore ses vins dans le village de Montesquieu des Albères, où elle partage l'ancienne coopérative avec son ami Jean-Francois Nicq, du domaine Les Foulards Rouges
Les vins de Yoyo sont un pur bonheur à déguster. Ils sont juteux, purs, digestes et fruités, avec des saveurs vibrantes et intenses sans jamais aucune lourdeur. Il faut des compétences et du talent pour faire des vins comme ceux-ci, et Yoyo les vinifies un équilibre parfait
Les vinifications se font en grappes entières en macération carbonique, dans une approche de vinification naturelle, en faisant fermenter ses jus uniquement avec les levures indigènes, et n'ajoute pas de sulfites ni d'autres additifs
ROA, 3 lettres puisées dans les lettres non communes des 4 prénoms des membres de la famille
Le nom de ce domaine porte en lui ses convictions et ses pratiques de viticulture biologique. Le Domaine de TERRES de ROA a en effet toutes les raisons d’afficher sa position puisqu’il est le Domaine de l’Appellation AOC Saint-Pourçain pionnier en Agriculture Biologique certifié par Ecocert en 2009.
C’est donc dans le respect de l’environnement que Claudine, Luc Tisserand et l’une de leur fille, Loren gèrent désormais leur vignoble qui s’étend sur 11 hectares dont les parcelles sont réparties sur les communes de Monétay sur Allier et Bresnay. Le sol sableux de la première laisse s’exprimer d’avantage le fruit tandis que le sol granitique de la seconde permet à la minéralité du terroir de l’emporter
Le vigneron a fait ici le choix de diversifier les cépages. Si Chardonnay, Gamay et Pinot Noir sont usuels dans cette région du Val de Loire, le Tressallier est une spécificité cultivée uniquement sous l’Appellation Saint-Pourçain
Ce n’est que depuis 2010 que le Domaine de TERRES de ROA vinifie sur place sa production de cuvées en rouge, rosé et blanc. Cuvée Lunaire, Cuvée Solaire… Au domaine, le nom des vins rappelle eux aussi qu’ils sont réalisés dans le respect de l’environnement et des rythmes naturels
La démarche durable de Claudine & Luc s’est poursuivi au-delà du vignoble lui-même, notamment lors du choix des matériaux pour la construction d’un chai bioclimatique (ossature bois, briques de chanvre et chaux, ouate de cellulose, enduits à la chaux…). Là, la vinification se déroule aussi naturellement que possible. La fermentation s’effectue sans ajout de levures exogènes et à la manière des anciens. Seul un peu de souffre peut être ajouté en fonction des années
Commercialisation en directe des Cuvées depuis 2011. Les principaux clients sont des Particuliers, Cavistes, Magasins biologiques, Épiceries fines, Restaurants, Export …
Le premier situé à Monétay sur Allier compte 9 hectares. Les parcelles reposent sur des sables bourbonnais anciens lit de la rivière Allier. Les vins s’expriment alors sur le fruit et la fraîcheur
Le deuxième est une parcelle de 2 hectares située à Bresnay qui repose sur un sol granitique donnant aux vins toute la puissance de ce terroir
Grâce à ces 2 terroirs, nous pouvons obtenir des expressions marquées selon les cuvées
Les cépages de nos vignes sont le Gamay et le Pinot pour les rouges et rosés, le Chardonnay et le Tressallier pour les blancs
Le Tressallier est un cépage unique à l’Appellation St Pourçain, il fait la typicité de nos vins blancs. Un cépage ancien que les vignerons ont su préserver de l’oubli
Labour ou enherbement maîtrisé alternent entre les rangées de ceps afin d’enrichir la vie microbiologique, de favoriser la biodiversité et d’aérer la terre. Les rangs non travaillés sont enherbés naturellement
Les vignes ne voient ni engrais, pesticides, fongicides et désherbants de synthèse. Le domaine préfère désormais des préparations naturelles préconisées par l’Agriculture Biologique. Le cuivre et le soufre en bouillie bordelaise sont utilisés et dosés de manière ciblée et responsable et de façon homéopathique. Des algues et des macérations de plantes complètent les interventions. Un compost végétal fertilisant est également mis en place
Nous accompagnons nos vignes et nos vinifications par la pratique de la biodynamie afin de respecter d’avantage la biodiversité
Nos vinifications se font avec un minimum d’interventions selon les cuvées et nous restons très vigilants à l’utilisation des sulfites dans l’élaboration de nos vins. Le taux ne dépasse pas 15mg/l de SO2 libre à la mise ou moins selon les années et les cuvées
Les départs en fermentation se font grâce aux levures indigènes, sans ajouts de produits de synthèse, de chimie ni d’OGM. Notre but étant de favoriser des vinifications les plus naturelles possible
Le domaine Emmanuel Haget s'étend sur 3,8 ha répartis sur 5 parcelles autour du village du Puy-Notre-Dame, point culminant du Saumurois. Les vignes sont conduites intégralement en biodynamie, avec une certification Agriculture Biologique et label Demeter.
Après avoir passé 20 ans comme géophysicien à explorer et admirer les merveilles du monde naturel, Emmanuel Haget a décidé de se reconvertir dans la viti-viniculture biologique. Il souhaitait s'inscrire dans une plus longue durée, devenir le compagnon respectueux de cette nature avec l'humilité nécessaire.
Après deux années de formation en viticulture biologique auprès de Jacky et Véronique Ripoche du domaine des Noades, il a repris en octobre 2016 une partie des vignes de Philippe Gourdon (Château Tour Grise), un des précurseurs de la viticulture biodynamique dans le Saumurois. Sa première vendange a eu lieu en 2017.
Le domaine Emmanuel Haget couvre 3,8 hectares à Puy-Notre-Dame avec des sols caractéristiques provenant du Turonien et du Jurassique. La cuvée « Chant du Monde » est élaborée à partir de vieux Cabernet Franc plantés en 1974 sur des argiles à silex, révélant une trame complexe et saline. En 2017, le gel a favorisé une belle concentration des baies et de petits rendements.
Les vendanges manuelles et l'égrappage manuel ont magnifié des raisins très sains, suivis de 3 ans d'élevage en vieilles barriques, en cuve puis en bouteille. L'Arbre du Voyageur, représenté sur les étiquettes, symbolise cette première vie passée à parcourir et observer le monde. Le métier de vigneron offre maintenant à Emmanuel la possibilité d'interagir avec la nature.
Emmanuel Haget est vigneron au cœur de la récente et dynamique appellation Saumur-Puy-Notre-Dame. Le « Chant du Monde » 2019 d'Emmanuel Haget est un rouge Saumur‑Puy‑Notre‑Dame 100 % Cabernet Franc, issu d'une parcelle sur sol jurassique bathonien à silex. Cultivé en biodynamie, il révèle un caractère puissant et fruité, avec des notes de fruits mûrs, une fraîcheur saline et des tanins soyeux. Le Chant du Monde est idéal avec un ragoût de veau, d'agneau ou simplement à l'apéritif.
Les sols sont à dominante argilo-calcaire mais présentent des différences de constitution selon les parcelles, avec par exemple des argiles à silex sur le secteur des Vigneaux. L'encépagement du domaine est constitué de Cabernet Franc, de Pineau d'Aunis et de Chenin. Le domaine est certifié en agriculture biologique et les vignes sont conduites selon les principes de la biodynamie, avec des préparations à base de plantes et une gestion rigoureuse du sol.
Les sols sont travaillés en surface ou simplement fauchés, afin de conserver une couverture végétale protectrice et source de fraîcheur. Les vignes ne sont pas rognées mais tressées autour du fil de palissage. Le domaine d'Emmanuel Haget, situé au cœur du Puy‑Notre‑Dame, adopte une viticulture 100 % biodynamique sur ses quelques hectares. Les raisins sont vendangés à la main, fermentés avec les levures indigènes et élevés sans aucun ajout de sulfite, afin de préserver la pureté du fruit et l'expression du terroir. Le vin naturel Haget reflète fidèlement le sol argilo‑siliceux de la région avec ses arômes minéraux, floraux et fruités.
Au chai, les fermentations s'enclenchent sous l'action des levures indigènes exclusives du terroir. Les jus sont peu manipulés, le plus souvent par gravité, pour préserver l'intégrité du vin. Les macérations varient de quelques jours pour le Pineau d'Aunis à plus de 20 jours pour le Cabernet Franc, sans recherche exagérée d'extraction.
Les élevages se déroulent en cuves pour les vins les plus légers et en barriques pour les autres. Le vin blanc est élevé sur lies fines, en barriques de 400 litres et en barriques neuves. Les doses de sulfites ajoutées sont très faibles, reflétant la philosophie du vin naturel sans intrants chimiques. Cette série de pratiques garantit que chaque bouteille porte la mention « sans sulfites ajoutés » et le label Demeter. Cette philosophie de vinification naturelle, sans collage ni filtration, donne des vins clairs, parfois légèrement troubles, aux arômes minéraux, floraux et fruités. La toponymie du Puy est aussi au cœur de l'identité de ce vignoble d'exception.








Né d’une volonté d’indépendance et d’un désir épris de liberté, le Vignoble du Rêveur est un nouveau chapitre dans l’histoire du vignoble familial du grand-père maternel. Aucun achat de raisin, uniquement la vérité des raisins de leur propre vignoble; en somme un rêve paysan !
Une histoire de famille !
Toute sa vie, leur grand-père lutta pour son indépendance, sa vraie seule liberté ! Servir ce vignoble est aujourd’hui un hommage à cette lutte, à cet idéal, et le prolongement de son Rêve. Refonder ce rêve, reconstruire un futur sans restrictions, réinventer le vin jusque dans sa définition, casser les codes, pousser les murs et ouvrir grand les yeux, pour se dire que tout est possible !
Une création avec la nature pour guide
Un seul fil, celui de la nature comme vérité universelle, celle qui ne triche pas ! C’est tout naturellement que l’ensemble du vignoble a été reconverti à l’agriculture Biologique et Biodynamique, finalement si longtemps dominante dans l’histoire de l’agriculture si l’on prend un peu de recul ! Ayant repris progressivement le vignoble dans le temps, certaines cuvées en bio cohabiteront quelques temps avec d’autres encore en conversion.
Redéfinir l'imaginaire du vin !
Le Rêveur est à peine assoupi, le rêve ne fait que commencer, tant de choses à tester encore, à redécouvrir. Un projet pour les années à venir: retrouver la maîtrise des vinifications en macération pour nos raisins blancs, la cuvée «Singulier» en est une première ébauche! La suppression du soufre pour ces vins naturellement structurés étant un idéal !